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Roman, mon petit combattant 💖

Mon fils passe son bac de français

J'ai longtemps hésité avant de sauter le pas pour me lancer dans l'écriture.

Cet exercice est complexe pour moi, toutefois, je tenais à partager ma joie et la fierté que je ressens en cette fin d'année scolaire.

Cette période d'examens rime souvent avec stress pour nos jeunes bacheliers et leur famille.

En tant que maman, je ne déroge pas à la règle ; pourtant, arriver à cette étape n'était pas gagné d'avance.

Notre parcours de vie avec ses hauts et ses bas, le désespoir et les inquiétudes face à l'avenir, nous les partageons tous en tant que parents d'enfant présentant un trouble du spectre autistique.

Petite rétrospective sur le parcours de mon petit combattant comme j'aime à le surnommer.

Les défis ont été nombreux, avant même sa naissance notre petit bonhomme a dû se battre pour venir au monde.

Contre les prédictions de tous, le pessimisme des médecins, il a grandi, a fait sa rentrée à l'école, où il a décidé qu'il ne parlerait pas puisqu'il n'avait rien à dire…

Il a fait face au harcèlement de ses camarades en maternelle puis en CP.

Malgré cela, sa persévérance lui a permis d'apprendre à faire du vélo, à devenir autonome dans les gestes du quotidien et dans ses apprentissages.

Suite à un changement d'établissement scolaire, la mise en place d'un PAI, notre fils a pu s'épanouir sous la bienveillance de ses enseignantes.

Les difficultés restaient présentes, mais nous avions l'impression de voir le bout du tunnel.

L'arrivée au collège nous a plongés dans une angoisse, celle de mettre notre fils à nouveau en contact avec ses anciens harceleurs. De passer d'une petite école à multiniveaux d'une soixantaine d'élèves, à une structure de 200 collégiens.

Nos craintes se sont révélées infondées, notre fils a pu s'intégrer facilement.

Les résultats scolaires étaient au rendez-vous, mais la lenteur inhérente à ses troubles associés, notamment la dyspraxie, est devenue un vrai problème.

Nos soirées sont vite devenues un enfer, entre l'appel aux camarades de classe pour la récupération des leçons et la réécriture de celles-ci.

Mais nous n'étions qu'au début de l'épuisement et des déconvenues.

Malgré des résultats scolaires très bons, la place de Roman au sein du système scolaire ordinaire est à nouveau remise en cause. Son extrême lenteur dérange.

À cette époque, nous étions en recherche de solutions pour aider notre enfant, recherche de réponses et d'adaptations.

Roman a été équipé d'un outil numérique grâce auquel il a pu compenser ses difficultés et continuer une scolarité normale. L'outil ainsi que l'apprentissage de son utilisation a changé sa vie et par répercussion la mienne.

C'est encore une fois lui qui, grâce à sa persévérance, a dû prouver qu'il avait sa place dans le système éducatif ordinaire.

À cette époque, après de longues recherches, habitant dans un désert médical, nous avons grâce à la rencontre de professionnels de la santé spécialisés dans les TSA, enfin eu un diagnostic de posé.

À partir de ce moment, nous avons déposé un dossier MDPH, qui nous a ouvert l'accès au PPS.

Ses années de collège se sont déroulées plutôt sereinement une fois l'outil numérique maîtrisé. Roman a obtenu son brevet avec mention Très Bien.

Bien sûr, encore une fois, la perspective de changement d'établissement, l'arrivée au lycée avec un effectif de 1300 élèves a été l'objet de craintes, mais surtout d'organisation en amont, pour assurer une rentrée dans les meilleures conditions possibles.

Bien sûr, ce condensé de 17 années se veut succinct, l'important ici est de montrer qu'il faut croire en nos enfants !

Bien sûr, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et cela pour aucune famille, que nos enfants aient des troubles du neuro-développement ou non, qu'ils soient TSA, DYS, TDAH, l'important est de garder espoir.

Peu importe les défis qui se présentent, mon petit combattant les relève les uns après les autres.

 

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